Lieu
Rennes, Bretagne
Date
en cours
Les commanditaires
Les membres du Conseil d’administration de Travesías :
Fatima ROJAS, Présidente. Chargée de communication au Musée de la Danse à Rennes.
Chantal BIDEAU, Directrice de Travesías. Commissaire indépendante.
Et des personnes associées :
Marie Léonie, membre de l’association Angola Congo Bretagne faisant partie du Collectif de l’appel des femmes du Congo.
Anne, Sociologue, membre du collectif de recherche et d’intervention Topic. Publication récente : Histoire de l’immigration en Bretagne.
Catherine, Rédactrice et correctrice, adhérente de l’association Travesías.
Partenaires
Fondation de France
Le contexte de la commande
L’association Travesías a pour but d’établir, à partir de la Bretagne, un réseau d’accueil international de création et d’échanges pour les artistes, les théoriciens et les écrivains. Elle souhaite favoriser une participation active des publics potentiels par des interventions dans des espaces ouverts au plus grand nombre. Avec comme ligne directrice le passage du local au global, l’association a développé des actions poético-politiques dans la région rennaise, dont certaines ont donné lieu à des publications : À quoi rêvent les princesses au foyer Guy-Houist, avec des enfants de demandeurs d’asile ; Costuras urbanas (« coutures urbaines ») avec des artistes argentines, mettant en parallèle l’accès à la culture et l’accès à la santé ; La Langue du Breil dans le quartier Beauregard ; A vuelo de chancho à Brest avec le poète Sergio Raimondi ; Les Poèmes dans la marmite, avec les habitants du quartier Nord-Saint-Martin ; Promenons-nous dans les bois avec les femmes de la prison de Rennes.
La commande
L’intention des commanditaires est de créer une œuvre d’art – livre d’artiste et/ou film – autour de la question de la transmission intergénérationnelle chez les femmes d’origine étrangère. Ayant immigré pour suivre leur mari, ou par choix personnel (ou encore par obligation politique) dans les années 1960-1980, elles sont aujourd’hui grand-mère, coupées de leurs racines pour beaucoup d’entre elles. Leurs enfants ont été élevés dans une autre culture. Que peuvent-elles transmettre à leurs petits enfants comme souvenirs de leur propre enfance ?
Leur situation fait également écho à ce qui s’est passé en Bretagne : la rupture avec la langue qui a empêché des grand-parent bretonnants de communiquer avec leurs petits enfants.
L’idée est de collecter auprès de ces femmes des souvenirs de leur petite enfance, par exemple en partant de leur première poupée. En s’appuyant sur leurs paroles et sur les objets qu’elles réaliseront au cours de micro-ateliers, est envisagée l’édition d’un livre d’artiste et/ou d’un film.
La collecte de témoignages peut bien entendu être prise en compte et/ou réalisée par l’artiste, comme fondement d’un workshop.
Différentes actions pouvant accompagner le projet :
- Sensibilisation à la question de la langue, à la fois vecteur d’intégration et de stigmatisation ;
- Lien possible avec le projet du Musée de Bretagne autour des objets passeurs de mémoire ;
- Accompagnement d’un documentariste sur les étapes du projet ;
- Conférences, workshops à direction d’un public jeune.
Le projet ne tend pas à s’inscrire sur le territoire Breton. Le terrain peut considérer l’ensemble de la France et les pays européens limitrophes francophones.