Lieu
Chapelle des Lazaristes, Tours, Indre-et-Loire
Dates
4 septembre - 3 Octobre 2004
Partenaires
Adage, Ville de Tours
L’exposition
- "Il s’agit tout d’abord d’un lieu.
- Il s’agit d’une église,
- cette église est visiblement désaffectée,
- nous ne retrouvons plus de trace de mobilier cultuel,
- encore moins de son, de bruit, de musique ni même d’odeur
- qui nous rappelle un culte,
- l’humidité a gagné tout le bâtiment,
- le salpêtre cristallise en surface,
- nous sommes aujourd’hui dans une coquille vide.
- Sur le plan ci-joint les cercles marques l’emplacement des tableaux.
- A ce jour ils seraient au nombre de douze.
- Le choix de l’accorchage privilégie les saillies de pilastres
- afin de souligner la présence du lieu.
- Les tableaux ne sont pas là pour masquer le lieu.
- Le lieu devient un écrin et les uns ne vont naturellement pas sans l’autre.
- Les tableaux sont de petites tailles afin de ne pas déborder les pilastres.
- Les croix cerclées à la croisée du transept marque l’emplacement d’un souhait.
- J’aimerais y voir placer des enceintes acoustiques amplifiées diffusant la - musique de Sonic Youth.
- La mémoire peut aussi être un désert apparent qui reste à aménager.
- L’oubli est le terreau de ce désert.
- Dans les tableaux peints,
- il s’agit d’un jardin,
- il s’agit toujours du choix d’un jardin,
- de ce que nous mettons dans ce jardin,
- de ce que nous voyons, de ce que nous pensons,
- de ce que nous disons et de de ce que nous faisons dans ce jardin,
- de la manière de l’interpréter,
- de se souvenir et de le transmettre.
- Il s’agit aussi de mourir en ce jardin."
Jérôme Borel
2004
Publication :"En ce jardin", tableaux, Adage-Ville de Tours-Eternal Network 2004