Comme une traversée
Bertrand Gadenne


IMAGES :

À propos de l'artiste :


Lieu

château de Tours, Tours, Indre-et-Loire

Dates

13 juillet > 30 août 2003

Commissariat

Anastassia Makridou-Bretonneau et Anne-Laure Chamboissier

Partenaires

ville de Tours, Tour(s)plus, dans le cadre du festival Rayons Frais

L’exposition

Sans cesse, l’œuvre de Bertrand Gadenne réactualise un thème emblématique de l’histoire de l’art, "la vanité" : la lumière et l’ombre, la séduction et l’inquiétude, l’élévation et la chute… Fragiles, ses images évoquent le caractère éphémère et chancelant des choses. Persistantes, elles imprègnent notre mémoire visuelle avec la même puissance qu’une icône.

Pour son exposition au château de Tours, Bertrand Gadenne a été invité à investir les salles du rez-de-chaussée avec un ensemble de dispositifs de projection, d’images photographiques et de vidéos. Cette exposition, sans proposer une approche rétrospective du travail de l’artiste, permettait de suivre son évolution et sa profusion.

Chaque œuvre a été pensée en fonction de la répartition des espaces et du sens de circulation. Quatre œuvres ont été présentées : Le serpent, La bulle, Le feuillage et La cascade, ainsi qu’une pièce adaptée spécifiquement pour le lieu, Les intrus, œuvre présentée en 2002 au centre national de la photographie, à Paris. La déambulation dans l’exposition permettait de découvrir un inventaire à la fois concis et arbitraire des éléments vitaux du monde : l’enfant, l’animal, le végétal, l’eau, l’air…

Cet univers fragmenté s’offrait au regard d’une manière parfois insolite mais toujours empreinte de poésie et d’étrangeté. L’obscurité dans laquelle se révélaient les œuvres était un fond vide, une enveloppe indispensable pour capter et contenir leur immatérialité comme dans un jeu d’illusion. Les images pouvaient, en effet, apparaître sur le sol (Le serpent), ou encore sembler se tenir en lévitation (Le feuillage), comme si elles surgissaient de nulle part ou jaillissaient de la pierre des murs comme par enchantement. Par moments, le visiteur n’était pas seulement le spectateur de ces représentations qui se déployaient devant ses yeux. Il devait aussi intégrer le dispositif artistique (Les papillons) jouant ainsi le rôle actif de l’écran, d’une surface sensible sur laquelle l’apparition devenait possible.

Publication : Frank Lamy, Anastassia Makridou-Bretonneau et Anne-Laure Chamboissier, Jean-Pierre Tolochard, Bertrand Gadenne, Comme une traversée, Tours, 2003, 18 pages.