Capilliculture Animalière
Michel Blazy

Lieu

château de Tours, Indre-et-Loire

Dates

15 juillet > 14 août 2005

Commissariat

Anastassia Makridou-Bretonneau et Céline Assegond

Partenaires

ville de Tours, Tour(s)plus, dans le cadre du festival Rayons frais, les arts et la ville

L’exposition

Les œuvres de Michel Blazy sont issues de ce qu’il nomme sa "petite activité", activité qui consiste à faire de son jardin, de son atelier ou de sa cuisine des terrains d’expérimentation où il observe et vérifie les procédés, qui par la suite seront appliqués à la réalisation de ses expositions. Les œuvres font également l’objet de protocoles, qui telles des recettes sont transmises à travers des éditions.

Pour ses expositions, l’artiste prend en compte diverses données, telles que : la duré de l’événement, le type d’espace, le climat, l’hygrométrie…

Dans ce sens le château de Tours, lieu de conservation et de mémoire constitue un contexte intéressant en regard d’une œuvre fragile à la temporalité de toute fixité. Capilliculture animalière réunit des œuvres récentes ainsi que la série inédite de Blacky. Des installations hybrides, des sculptures réalisées en matière végétale ou industrielle, comme si les mondes de l’animal, du végétal et de l’artificiel se contaminaient par capillarité. Le titre évoque les limites de la domesticité : les cheveux comme les plantes obéissent à des mouvements naturels que l’homme tente de maîtriser. Ainsi les œuvres de cette exposition mettent en évidence l’idée d’une matrice générant la croissance comme la chute hors de tout contrôle.

Aussi domestiqués qu’ils fussent, les animaux de Michel Blazy s’habillent bientôt d’un manteau tissé d’organismes "micro sauvages". Pendant toute la durée de l’exposition, les œuvres se font faire sous nos yeux. Un processus qui sollicitait tous les sens et provoque autant l’attirance que la répulsion. Car la beauté des variations de couleur d’une moisissure est aussitôt tempérée par le désagrément provoqué par son odeur. Il est donc intéressant d’y retourner à plusieurs reprises, afin de pouvoir en apprécier l’évolution. Les matériaux humbles et la simplicité des dispositifs font retrouver ce temps de l’enfance où l’on observe le cours des choses, où le spectacle des expériences du quotidien semble contenir la poésie du cycle de la vie.

œuvres exposées : Les Blacky, 2005 Pat Man, 2005 La peau de bête, 2005 Les araignées, 2005 ainsi que la vidéo Le piège (2005).

édition : Michel Blazy, La toilette de Blacky - Nature molle à la barquette, édition ville de Tours, Eternal Network, Tours, galerie Art:Concept, Paris, 2005.