Arrangement n°21 (perspective à la française)
Jean-Luc Bichaud


IMAGES :

À propos de l'artiste :


Lieu

parc animalier et botanique de Branféré, Morbihan

Date

11 juin > 1er octobre 2011

Production exécutive

Eternal Network

Partenaires

Fondation de France, parc animalier et botanique de Branféré

Contexte de la commande

En 1930, Paul et Hélène Jourde, les fondateurs de Branféré, rencontrent au cours d’un de leurs nombreux voyages le Maharadjah de Kutch, en Inde, qui laissait évoluer des animaux sauvages en liberté autour de son palais ; le concept des animaux en liberté au parc de Branféré était né ; l’ouverture au public date de 1965.

Aujourd’hui, le parc animalier et botanique de Branféré est un site propice à l’émerveillement et au respect de la nature. Dans ce contexte de la rencontre entre la nature et l’homme, les acteurs du parc souhaitent faire entrer l’art dans le parc. La première initiative proposée par Eternal Network, est de présenter chaque été une œuvre dans le parc en relation avec les problématiques qui s’y développent. Qui mieux que Jean-Luc Bichaud pour commencer cette aventure ?!

L’installation

Jean-Luc Bichaud réactualise l’œuvre emblématique Arrangement pour quelques mois au parc de Branféré. Au cœur des branches du platane d’Orient, deux lignes d’eau horizontales sont suspendues et dialoguent, par contraste, avec le côté tortueux du végétal. Elles marquent une hauteur, soutiennent et conduisent le regard du spectateur. Elles sont habitées de poissons rouges qui circulent sous la voûte de l’arbre géant.
Les poissons évoluent entre deux eaux, dans une situation autant inhabituelle qu’artificielle. Cette dernière renvoie à la présence et à la circulation de toute l’eau du parc, entièrement artificielle elle aussi malgré la volonté d’intégration paysagère.

Le travail de Jean-Luc Bichaud nous rappelle continuellement que le culte voué par l’homme à la nature est en relation avec le temps passé à la maîtriser, à l’humaniser, à développer son rendement, à la recréer entièrement et artificiellement. Jean-Luc Bichaud imagine des “écosystèmes”, des situations où des objets manufacturés et banals (éponges domestiques, flotteurs de pêche, paillassons) imitent des objets ou des phénomènes naturels pour en révéler le potentiel poétique (des fleurs qui changent de couleurs, des crayons greffés à des branches d’églantier, des poissons qui s’émancipent de leur milieu...).
Très documentées et inspirées de l’histoire de l’art, des jardins ou de la chasse, les œuvres de Jean-Luc Bichaud conduisent par la flânerie, la contemplation ou la méditation à une réflexion non dénuée d’un certain amusement et ponctuée d’ironie.